BIOGRAPHY

French

     

Remarqué pour ses compositions originales, ses arrangements comme pour ses reprises, Maxence Cyrin est de retour avec Aurora, un album où les émouvantes mélodies au piano de l’artiste français s’enrichissent de cordes et de subtiles tonalités électroniques.

Maxence Cyrin possède un parcours singulier, mené entre électronique et classique, piano et synthétiseurs. Formé d’abord à la musique classique, il se tourne par la suite vers les atmosphères plus sombres de la new wave avant de figurer parmi les pionniers de la scène électro française. Vers 1995, lassé de la techno, il renoue avec ses racines classiques, avant de signer au cours de ces quinze dernières années, trois albums de compositions originales (The Fantasist, Nocturnes ainsi que Aurora), des compositions et des arrangements dans l’univers de la pop, sans oublier trois albums de reprises au piano, Modern Rapsodies, Novö Piano 1 et 2. Sa célèbre relecture du titre « Where Is My Mind ? » des Pixies, à la fois mélancolique et hypnotique, lui apportera une renommée internationale grâce à des séries américaines comme Mr Robot ou The Leftovers, cumulant dans son sillage plus de 80 millions d’écoutes sur les plateformes de streaming.

Aurora, nouvel album dédié à ses compositions personnelles, rassemble une série de seize pièces interprétées au piano (deux pianos à queue, Steinway et Fazioli), auxquels viennent se joindre un trio à cordes, ainsi que de plus discrets outils, sons et effets électroniques. Quatre morceaux sont toutefois joués à l’aide d’un piano droit, dont les timbres, joués à l’aide de la sourdine, prennent une dimension volontiers intimiste, aux couleurs de cinéma et de mystère.

Composé pendant plus de deux ans, au cours d’une période qu’il décrit comme des années de solitude, Aurora augure, comme son titre le suggère, d’un nouveau départ pour Maxence Cyrin. « J’ai voulu aller au-delà du piano solo de mes débuts et puiser à la fois dans le minimalisme, la musique de film et la new wave. Chacun des morceaux du disque est à ce titre aussi bref qu’une pop song. J’ai un « cerveau pop » lorsque je compose, même si mes inspirations restent Beethoven ou Debussy pour le classique, et, plus près de nous, Philip Glass, Arvo Pärt ou Ryuichi Sakamoto ».

Au fil des titres, Maxence Cyrin mêle des émotions contrastées, tout en se jouant des références et de ses influences. En ouverture, le très cinématographique « Endless Poetry » possède une grande force dramatique, tempérée par un trio à cordes.
« Mer de velours », qui lui succède, possède des tonalités apaisées et méditatives, qui pourraient évoquer l’inspiration impressionniste d’un Debussy.

Les plus cinématographiques « A Forest Bird Never Wants A Cage » et « Larmes Glacées », à la mélancolie retenue, ne sont pas sans rappeler l’art d’un Michael Nyman ou d’un Wim Mertens.
« Tape », plus proche d’un Brian Eno, est sans doute le titre le plus ambient de l’album, basée sur une mélodie minimaliste et répétitive qui s’amplifie et se distend au fil de ses fugaces deux minutes et quarante sept secondes. Le plus riche et tourmenté « The Frenchman » se veut quant à lui un autoportrait de l’auteur.

« Apollo », avec sa mélodie toute en retenue, portée par une basse et des sonorités électroniques, à l’intérieur duquel pointe quelques éclats de lumière, se situerait plutôt du côté de ses influences new wave, The Cure en tête. Enfin, « Polynomial C », portée par une mélodie limpide dynamisée par des motifs obsessionnels, est une adaptation d’un morceau électronique du britannique Aphex Twin, l’un des plus inventifs des compositeurs apparus depuis la fin du 20e siècle.

Maxence Cyrin n’est pas seul à travailler dans cette voie. Depuis plus d’une dizaine d’années, une nouvelle génération de compositeurs et d’interprètes comme Nils Frahm ou Max Richter, ont connu le succès, grâce à un parcours qui se situe, comme chez Cyrin, au croisement du classique, du minimalisme (celui de Philip Glass notamment) et de l’univers pop (du rock à l’électro).

Si l’on peine parfois à donner un nom à leur musique (on parle de musique « néo tonale », « modern » ou « contemporary classical »), ces artistes dont une grande partie est pianiste, bénéficient désormais de l’attention des festivals, du cinéma, des séries télés et de la publicité tout en étant dopés par les sites de streaming.

English

Noted for his original compositions and arrangements
as well as for his cover versions, Maxence Cyrin is now back with Aurora, an album which sees the French artist’s touching piano melodies augmented with strings and subtle electronic tonalities. 

Maxence Cyrin has had a unique career, steering between electronic and classical music, piano and synthesizers. Initially trained in classical music, he later turned towards the darker atmospheres of new wave, before being one of the pioneering gures of the French electro scene. Around 1995 he decided 

it was time to move on from techno and reconnect with
his classical roots, ultimately producing, over the course of the last 15 years, three albums of original compositions (The Fantasist, Nocturnes and Aurora) as well as compositions and arrangements with pop inspirations, not to mention three albums of piano covers, Modern Rhapsodies and Novö Piano 1 and 2. His famous reimagining of the Pixies’ Where Is My Mind?, at once melancholic and hypnotic, went on to earn him an international reputation, thanks to American TV series such as Mr. Robot and Leftovers, which led in their wake to over 80 million listens on streaming platforms. 

Aurora, a new album dedicated to Cyrin’s own compositions, brings together a series of 16 pieces performed on the piano (two grand pianos, a Steinway and a Fazioli), which are joined by a string trio as well as various more understated devices, sounds and electronic effects. Four of the pieces, however, are performed using an upright piano, whose tones, created using the mute pedal, take on a deliberately intimate dimension, using cinematic, mysterious colours. 

Maxence Cyrin is by no means the only artist to take a similar musical approach. For over a decade, a new generation of composers and performers, including the likes of Nils Frahm and Max Richter, have enjoyed success by following a path that – as with Cyrin – operates at the intersection between classical music, minimalism (particularly the work of Philip Glass) and the world of pop music (from rock to electro). 

As hard as it can sometimes be to give the music of these artists a name (we end up talking about ‘neo-tonal’ music, or else modern or ‘contemporary classical’ music), these artists – most of them pianists – are now in major demand by festivals, cinema, TV series and advertising. Their careers have of course also received a major boost thanks to streaming sites. 

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